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biographie
L'histoire du duo Kruder & Dorfmeister commence à Vienne au début des années 90. Avant cette rencontre, Peter Kruder officiait dans un groupe de hip-hop autrichien "The Moreaus", tandis que Richard Dorfmeister remixait déjà la fine fleur de l'électronique mondiale au sein du groupe Sin. A leur rencontre en 93, ils fondent le label G-Stone et sortent conjointement leur premier Maxi (G Stoned), très remarqué par les amateurs de sons downtempo velouté et groovy.
Depuis, leur production personnelle à fait place, principalement, à un important travail de remixer/producteurs. Entre deux albums de remix, Conversions et K&D Sessions, ils sortent aussi un album de mix dans la série DJ Kicks. dans l'attente de leur premier véritable album, les deux autrichiens multiplient les experiences. Peter Kruder avec son projet Peace Orchestra, et Richard Dorfmeister sous le nom de Tosca (accompagné de Rupert Huber)
K&D Sessions
Si Peter Kruder et Richard Dorfmeister ont bien réussi une chose, c'est de nous faire découvrir une scène musicale autrichienne fourmillante de talents. A défaut d'un véritable album (que l'on attend toujours), c'est à l'aide de leur label G-Stone, ainsi que de leur mix-album dans la collection DJ Kicks, qu'ils ont réussi à imposer cette idée qui n'allait pas d'elle même : il existerait bel et bien un jumelage secret entre Bristol et Vienne. Mais si K&D a put bénéficier d'une diffusion aussi large c'est en grande partie à cause de leur talent de remixeurs.
Ce double album, assez justement intitulé The K&D Sessions, a donc pour objet de réunir la plupart des collaborations extérieures des deux laborantins Viennois. Ainsi le disque s'ouvre sur un Heroes de Roni Size langoureux à souhait, pour se poursuivre sur les variations jazzy d'Alex Reece, afin de mieux préparer le terrain aux mélodies tangibles de Lamb, David Holmes ou Sin. Plus que de simples relectures, les remix sont ici l'occasion de surpasser les morceaux originaux, et d'y trouver une certaine quintessence, parfois insoupçonnée. C'est toujours avec subtilité que nos deux compères revisitent des hymnes provenant aussi bien du trip-hop, que du hip-hop (Bone, Thugs & Harmony) ou de la pop (Depeche Mode).
Cette double compilation séduira donc par ses nombreux atouts. De ses rythmes chaloupés, de ses sonorités flatteuses, on gardera donc un moment très agréable, tandis que l'impressionnante tribu de groupes de qualité fournira une excellente photographie des deux années passées aux côtés du duo autrichien.
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