blue note, hades95000, iloveketa, deadman8 et 25 utilisateurs inconnus KomA | Véritables apprentis sorciers quant au sampling vinylique de masse, à l'alchimie dub en matière de sounds effects, aux néo-bidouillages électroniques et au hip scratching hop en cascade… les frangins High Tone parcourent semble-t-il nonchalamment et (surtout) librement depuis l'aube du numérique, les chemins de traverse des musiques dites actuelles (novo & live dub, jungle, drum'n'bass, techno transe etc.) toujours à la recherche des bonnes fréquences : low & high tones ! évidement dans la chaleur des sons.
De fait, les aventures du "club des cinq" musiciens des pentes de la Croix Rousse (du coté de chez Gnafron !) ont débuté en 1997, alors que dans les sous-bois de toute l'Europe les free parties battaient leur plein (gnacgnacgnac…) et qu'entre deux fleuves à Lyon les bains, la solidaire nouvelle scène commençait à décrasser nos oreilles dans une joyeuse effervescence sonore (avec les compères de Kaly, Meï Teï Shô et du Peuple de l'Herbe pour ne citer qu'eux) ; effervescence et c'était bien parti pour ne pas s'arranger.
Après plusieurs maxis autoproduits, le groupe s'est arrangé du bug de l'an 2000 pour sortir son 1er album baptisé Opus Incertum, déjà sur le label indépendant Jarring Effects qui jusqu'à aujourd'hui, accompagne intelligemment la destinée High Tone sur la route de la liberté artistique totale. Une musique d'emblée auto qualifiée d'Ethno Dub pour éviter le catalogue de questions d'ordre métaphysique ou simplement médiatique… et High Tone directement catapulté fer de lance de la " scène dub hexagonale " (avec Improvisators Dub et Zenzile) ; une scène qui allait enfoncer le clou en redonnant une nouvelle jeunesse au dit " dub " en version direct live, à l'inverse de sa grande sœur britannique ayant porté au firmament le règne des machines dans les studios avides de remixes (voir la fameuse écurie On U Sound et consorts).
D'escapades électroniques en vibrations roots soniques, mises en valeur par des projections vidéo sans pareil, High Tone a depuis réinventé continuellement sa musique qui dépasse aujourd'hui allégrement le simple cadre du dub.
Avec le club des cinq "technichiens" (vidéos, sons, lumières et commissariat politique…), les tontons sont aujourd'hui dix comme les doigts des deux poings ! pour pérenniser une envie irrépressible d'aller musicalement toujours plus loin, quitte à parfois déboussoler leur auditoire devenu pourtant exponentiel, attendu que les bougres ont déjà vendu plus de 100 000 disques, tous supports confondus… A l'heure d'aller communier sur les planches du monde entier avec un public à la fois fidèle et renouvelé, le groupe sort aujourd'hui un 3e album baptisé " wave digger " et enregistré par le rude boy Jean-Pierre Spirly es magicien. Une galette aux multiples facettes (electro, hip hop, jungle, funk, dub bien sûr aussi et que sais-je encore…) et qui semble résonner en 3D grâce à la spatialisation des sons rendue possible par une utilisation diabolique des reverbs et des panoramiques ; sûrement pas un simple album d'High Tone de plus, faisant suite à un fantasmagorique opus Live (Jarring Effects / Pias) qui avait déjà commencé à brouiller les pistes en 2003. Au-delà des prouesses en matière de production et de samples à gogo, le quintette continue simplement son grand bonhomme de chemin en matière d'expérimentation musicale comme nous l'avait laissé présager ces rencontres électroniques du dernier type avec le compositeur chinois Wang Leï sur la scène des dernières Eurockéennes (juillet '04). Rien de plus logique finalement pour cette raïa d'électroïdes dub-trotters, "mélomaniaques" insatisfaits et fouineurs avides des sonorités en vogue aux quatre coins de la planète …
Dans l'univers des hautes fréquences, puisse un jour l'histoire des wave diggers vous causer dans le poste. |
KomA | Opus Incertum
2000
Jarrings Effects
Premier album du collectif lyonnais de Jarring Effects, Opus Incertum revella à sa sortie l'émergence d'une vraie scène dub française. Il est pour le moins difficile de faire ressortir un album plus qu'un autre dans la discographie du groupe tant celle-ci est homogène et d'une qualité constante. Samples envoutants et nappes orientales, sonorités reggae/roots auxquelles s'ajoutent des influences électro/hip-hop indéniables, les cinq compères proposent un dub parfaitement planant, aux basses profondes, qui ne perd rien de sa magie en live ; les prestations scéniques du groupe sont plus que convaincantes. L'album ne lasse pas, différent à chaque écoute tant les sonorités sont multiples et leur orchestration surprenante. On retiendra notament Delhi/Katmandou et son chant envoutant, et le trés bon Dreadfull Bass qui penche du côté de la jungle.
Si vous ne connaissez pas vous savez ce qu'il vous reste à faire.[/i] |
KomA | Bass Temperature
2001
Jarring Effects
Bass Température , second album d' High Tone , est une réédition de deux LP, Low Tone et Bot Bud Season, sortis respectivement en 1999 et 1998 sur le label Jarring Effect .
A ces deux rééditions s'ajoutent 4 titres, d'où un total de 12 plages pour un album tout aussi réussi que le précédent, laissant place a un son plus roots mais qui reste dans le domaine de l'electro dub. Et oui, on change pas une équipe qui gagne, comme dirait un célèbre commentateur de football dont j'ai oublié le nom, vous m'en excuserez.
L'album s'ouvre sur Echo-Logik, un chant guerrier suivi d'une basse entrainante qui donne envie de bouger son popotin, sur lequel DJ twelve pose ses scratchs, le tout nous donnant un magnifique aperçu du talent des Lyonnais. S'ensuit le titre éponyme Bass Température, peut être le moins réussi du lot mais vu la qualité des autres on va pas s'en plaindre ! A noter, des samples de voix mystiques dans Train to Transylvania où il s'agit de vampire et de diable, faites attention messieurs les méchants , Buffy n'est pas très loin ! Du gros son psyché dans N°1 Station avec un beat plus énergique et des passages à la limite de la hard-tek. Une ambiance très orientale dans The Orientalist (comme c'est bizzare...), un des titres les plus réussis.
Comme a son habitude, High Tone nous livre un somptueux album dubotisimesque qui ravira nos tympans fatigués de tout ces bruits parasites qui nous entourent. |
KomA | Acid Dub Nucleik
2002
Jarring Effects
 |
KomA | Live
2003
Jarrings Effects
"Putain quel bonheur", voilà ce que je me dis après chaque fin de concert du groupe lyonnais High Tone. Après trois albums tous meilleurs les uns que les autres, High Tone nous livre ici un album live enregistré cette année au printemps 2003 avec onze titres sélectionnés dont deux inédits !
Dès le départ, grâce à The Orientalist, on se plonge corps et âme dans l'univers live "high tonien" pour rentrer totalement en trance au bout de quatre minutes seulement quand les scratches s'attaquent massivement aux rythmes et aux mélodies des guitares.
Après les cris euphoriques des spectateurs, c'est Mother Dubber qui enchaîne puis 112 Dub, le premier des deux inédits présents sur ce live. Titre que l'on pourrait classer sans trop de complexité dans le rayon "reggae dub". En somme, une perle de plus à mettre à leur crédit. Le reste des titres se suivent à merveille et retranscrivent à la perfection les émotions que l'on peut ressentir lors des lives d'High Tone : frénésie, exaltation, émerveillement j'en passe et des meilleurs.
N'oublions pas la version revisitée de Enter the Dragon qui dure pas moins de douze minutes avec comme ingrédients : dub, drum'n'bass, grosse hard techno pour teuffeurs en manque (de sons...) et pour finir, mélange de dub et de hard techno, bref en un seul mot : sublime. Ce morceau est relayé par le second inédit de cet album, Onew Dub. Ici, le steppa dub prédomine pendant quatre minutes pour laisser place à un dub plus ambiant de part sa mélodie méditative.
Au final, un live qu'il serait honteux de ne pas acheter pour tous afficionados du genre. C'est toujours agréable d'avoir un live d'High Tone à domicile. |
KomA | Wave Digger
2005
Jarring Effects
Chroniquer l’album d’un groupe, dont la notoriété et la popularité s’étendent sur l’hexagone, doit être effectué le plus objectivement possible. L’apprécier à sa juste valeur est l’objectif principal et il mérite vraiment de ne pas tomber dans le piège de l’influence des débats que Wave Digger a pu occasionner dans mon entourage dubesque.
High Tone a, en 8ans, dépassé ses ambitions et est devenu une icône dans un style qui méritait d’évoluer en France. Le dub sauce frenchy n’aurait sûrement pas cette récente popularité sans ce combo…
Ce 3ème album est le ressenti de ces années de travail, de lives, de collaborations artistiques (Highvisator) et d’expériences qui leur auront permis d’obtenir des bases solides. Peut être déroutant pour certains et hallucinant pour d’autres, Wave Digger signe effectivement un retour différent mais justifié. En effet, ce virage a été pressenti dans le fabuleux ADN avec des titres comme Enter the dragon puis dans leur live officiel sorti en 2003 où l’évolution était notable.
Le groupe signe ici un opus résolument plus électronique et s’éloigne du carcan qui l’enfermait dans un style, en l’occurrence le dub. Ami puriste, tracez votre chemin, cet album n’est pas pour vous… Les tracks passent de la jungle bien radicale 9 bass channel ou Hanger 94/15, au hip hop bien dark de The Real Fake MC qui se révèle excellent puis à la plus funky Spacedunk (feat 2TT, ex-clavier de Kaly Live Dub). Cette dernière laisse peut être à désirer et rentre dans une caricature médiocre pour tout de même éclore sur du gros beat à la High Tone
Mais la formation n’a pas délaissée ses racines pour autant et livre des titres downtempo/dub, Sushit et Musical Bonzeyz, perle d’Asie et de ces contrées lointaines, arrangées par des mélodies sensibles qui rappellent vraiment cette patte habituelle de la formation. Il en est de même pour la plus stepper et entraînante Overtone dédiée à ses sets lives furieux. Car si cette production est relativement éclectique, l’influence des dj et en particulier de Twelve se fait nettement ressentir et impose en live, non seulement la mesure, mais aussi la puissance scénique.
Malgré une belle palette de plusieurs styles musicaux, Wave Digger n’apporte pas forcément en originalité mais, hors de tous les débats, regorge de petites subtilités et, par ailleurs, d’une production sonore sans faille (enregistré au studio du Peuple de l’herbe par Jean pierre Spirli et L’Enfant). Alors à qui est réservé cet opus ? La réponse n’est pas écrite mais finalement, High Tone risque de perdre certains de leurs puristes pour en retrouver de nouveaux et qui sait, procurer de nouvelles sensations aux plus obtus d’entre vous. En live, l’unanimité est sans doute établie… |
Yannou | Suis pas super fan du dernier. (enfin je l'ai surtout entendu en live, j'ai été un peu déçu), masi sinon bass temperature et ADN, je suis fan !! 8) 8) A écouter pour ceux qui aiment le genre:
EZ3kiel
zenzile
improvastor dub
kaly live dub
le peuple de l'herbe (moins dub mais tout aussi bon)
mei tei sho
brain damage
entre autres ...
 |
space_cowboy_13 | Tu as bon gout Yannou  |
Yannou | Merci toi aussi !!
Je suppose d'ailleurs à ton pseudo que toi aussi tu aime jamiroquai, preuve supplémentaire de bon gout  |
space_cowboy_13 | Citation :
Merci toi aussi !!
Je suppose d'ailleurs à ton pseudo que toi aussi tu aime jamiroquai, preuve supplémentaire de bon gout 
|
Tout à fait exact, le pseudo fait référence au titre que j'apprécie beaucoup. L'acid jazz nottament me procure beaucoup de plaisir.
 |
KomA | Citation :
Suis pas super fan du dernier. (enfin je l'ai surtout entendu en live, j'ai été un peu déçu), masi sinon bass temperature et ADN, je suis fan !! 8) 8)
|
Citation :
Le groupe signe ici un opus résolument plus électronique et s’éloigne du carcan qui l’enfermait dans un style, en l’occurrence le dub. Ami puriste, tracez votre chemin, cet album n’est pas pour vous… Les tracks passent de la jungle bien radicale 9 bass channel ou Hanger 94/15, au hip hop bien dark de The Real Fake MC qui se révèle excellent puis à la plus funky Spacedunk (feat 2TT, ex-clavier de Kaly Live Dub). Cette dernière laisse peut être à désirer et rentre dans une caricature médiocre pour tout de même éclore sur du gros beat à la High Tone
|
C'est pour ca.
Perso, je trouve que l'esprit High Tone est toujours present.
J'apprecie l'evolution electro techno de l'album, histoire de pas ecouter tout le temps la meme chose. |
|
|