Citation :
Née en Allemagne, Lyambiko est issue par son père, Tanzanien, d’une lignée de musiciens :
son grand-père jouait dans un groupe de jazz dans les années 30, son père multiplia les
expériences musicales en Tanzanie, entre chant à l’église et participation à des groupe de
jazz et de musique tanzanienne.
Lyambiko pratique très tôt la musique : apprentissage du saxophone et de la clarinette, chant
classique…. A 17 ans elle fonde en tant que chanteuse un groupe d’inspiration
folk/pop/blues avec lequel elle remporte un concours qui lui permet de réaliser son premier
enregistrement studio.
Elle fait le choix d’une carrière musicale lorsqu’elle s’installe à Berlin en 1999. Elle y parfait
sa formation musicale, chante sous son nom dans les clubs de jazz avec diverses
formations. Une rencontre avec le chanteur Mark Murphy lui permet de se produire au
fameux A-Trane de Berlin.
En 2001 elle fonde le quartet avec lequel elle se produit actuellement, tourne en Allemagne,
en Europe et aux Etats-Unis et s’attache la reconnaissance et la bienveillance de certaines
de ses aînées, dont notamment Diane Reeves. Elle sort 2 albums chez un label indépendant
avant de signer chez Sonybmg Allemagne en 2005.
« Saffronia », son 6eme album, - le premier à paraître en France - est un album-hommage à
Nina Simone, l’une de ses inspirations majeures.
Accompagnée par son impeccable trio (Marque Lowenthal (piano), Robin Draganic
(contrebasse) et Heinrich Köbberling (batterie)) Lyambiko donne à entendre 10 relectures de
chansons immortalisées par Nina Simone, plus une chanson traditionnelle tanzanienne qui
clôture l’album.
C’est une très forte personnalité qui émerge de l’écoute de ces 11 titres. Une voix dense,
profonde et saisissante d’émotion qui s’inscrit dans la lignée des plus grandes. Si
l’hommage à Nina Simone est respectueux, il est osé. Lyambiko se réapproprie totalement le
répertoire, le transfigurant notamment grâce à des réarrangements qui lui confèrent un
nouveau lustre. Le registre oscille entre jazz de facture classique (« I Loves You Porgy »,
« Don’t Smoke In Bed »…), jazz funky (« Here Comes The Sun », “Please Don’t Let Me Be
Misunderstood”… ) et approche franchement blues (« My Baby Cares For Me… », ”I Put A
Spell On You”…). Le traditionnel tanzanien qui clôture l’album, très polyphonique, emmène
vers d’autres horizons, tout aussi séduisants.
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