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L'homme qui se cache sous le patronyme de Snooze n'est pas celui que l'on attendait dans ce genre d'exercice. En effet, Dominique Dalcan nous avait plus habitués à une pop bien ficelée et symphonique. Mais nous aurions dû nous douter qu'il se tramait quelque chose de pas ordinaire dans son univers. A le voir fréquenter assidûment les clubs, cela aurait dû nous mettre le groove à l'oreille, le beat dans les baskets. Même si le sens de la mélodie est au rendez-vous, avec cet album The Man In The Shadow, on est loin de son classique Brian. Notre homme a décidé de ne pas se contenter de la facilité. Bien au contraire, il a cherché à créer l'événement, il s'est exposé sur le terrain miné de la jungle et de l'abstract hip-hop. Et cela paye. Ses premiers maxis The Chase et Middle Class Lady avaient reçu un excellent accueil en Angleterre. Snooze développe treize ambiances pour treize pochettes différentes. Les voix féminines de Your Consciousness Goes Bip dégagent une sensualité qui rendrait fou le plus ascète des ermites. Snooze se pose en disciple et non en donneur de leçon. C'est ainsi qu'il remercie sur Tribute To Horace ceux qui l'on conduit à la jungle, Horace Andy et Massive Attack. La scène de Bristol n'a pas fini de faire naître des vocations. L'homme de l'ombre peut briller.
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